Saint Martin de Tours

Figure du partage et de la miséricorde
Les Églises d'Orient l'appellent aussi "saint Martin le Miséricordieux". Il est né en Pannonie, l'actuelle Hongrie, sur les frontières de l'empire romain où son père était en garnison. A 15 ans, il est soldat car la loi romaine obligeait les fils de soldats à s'enrôler dans l'armée. Il est muté en Gaule et c'est là, qu'à Amiens, il rencontre le pauvre grelottant à qui il donne son manteau et dont il apprend durant la nuit que c'est le Christ qui lui a fait cette demande. Il hésitait à devenir chrétien, il s'y décide enfin. Il quitte l'armée pour rejoindre saint Hilaire à Poitiers. Avec lui, il fonde le premier monastère des Gaules, à Ligugé, en Poitou. C'est là qu'il sera enlevé par les habitants de Tours qui en font leur évêque. Mais l'ancien soldat devenu chrétien ne s'enfermera pas dans sa cité. Il évangélisera parcourant les campagnes jusqu'à sa mort, à Candes, sur les bords de Loire, disant : "Seigneur, s'il le faut, garde-moi en vie, car je ne refuse pas le labeur. »
En France, près de 500 localités et bourgades portent son nom.
Moine-évêque missionnaire, Apôtre de la Gaule, Saint Martin est le premier saint à être vénéré sans avoir subi le martyre. Ses dernières paroles adressées à Dieu : "Seigneur, en voilà assez de batailles que j'ai livrées pour toi. Je voudrais mon congé. Mais si tu veux que je serve encore sous ton étendard, j'oublierai mon grand âge. » Martin, déjà de son vivant, eut un rayonnement immense qui se poursuit dans son culte après sa mort. De tous ses hauts faits, l'épisode du manteau donné au pauvre reste le plus éclatant, ...Martin conserve, dans son ministère d'évêque, la charité de sa première rencontre avec le Christ.
Sur son lit de mort, il réconcilie les prêtres de la paroisse de Candes où il meurt en 397. Son cercueil est transporté par les fidèles sur la Loire pour être inhumé à Tours. Tout le long du trajet, raconte Sulpice Sévère, les bords de la Loire refleurissent (c’est ce qu’on appelle « l’été de la saint Martin »). Son corps est mis en terre le 11 novembre en présence de deux mille moines et de milliers de fidèles. Fêté le 11 novembre, il est le saint patron des commissaires, des policiers et des soldats, des maréchaux ferrants et des mendiants.
Ses reliques sont honorées à la basilique Saint Martin à Tours.