Dans quelques jours, samedi, nous célébrerons l’Assomption de la Vierge Marie. Et déjà, en avançant vers cette fête, son Magnificat nous accompagne comme une lumière qui grandit. Lorsque Marie chante : « Mon âme exalte le Seigneur », elle vient tout juste d’accueillir l’annonce de l’ange. Rien n’est encore clair, tout est imprévu, et pourtant son cœur s’ouvre à une joie confiante. Elle se sait aimée de Dieu, portée par Lui, et cette certitude suffit à illuminer son avenir. En ces jours qui nous préparent à la fête, sa confiance peut devenir la nôtre.

Marie poursuit : « Le Seigneur s’est penché sur son humble servante ». Elle avance dans la simplicité, sans se mettre en avant, entièrement tournée vers Jésus. C’est d’elle que le Fils de Dieu recevra son visage, sa voix, sa tendresse. En contemplant Marie, l’Église découvre ce qu’elle est appelée à devenir : une maison accueillante, fraternelle, où chacun trouve sa place et où la foi se vit comme une famille.

Puis le chant de Marie devient promesse : « Il élève les humbles, il comble de biens les affamés ». Elle entrevoit déjà le monde nouveau que Dieu veut faire naître : un monde où les petits sont relevés, où les pauvres sont aimés, où les puissants apprennent la simplicité du cœur. En nous approchant de l’Assomption, nous comprenons que ce monde n’est pas seulement espéré : il commence dans nos gestes, nos engagements, nos choix de chaque jour.

Samedi, nous contemplerons Marie dans la lumière de Dieu. Aujourd’hui, nous marchons vers cette lumière. En reprenant son Magnificat, nous laissons sa confiance nous préparer, sa joie nous ouvrir, son espérance nous guider. Et déjà, avec elle, nous pouvons dire : « Le Puissant fait pour moi des merveilles ». P. Emmanuel-A. ELE, sac.