Actes 10,34a.37-43
Ps 117(118)
1Corinthiens 5,6b-8
Jean 20,1-9
"Il vit, et il crut"
Chers frères et sœurs, la solennité de la fête de Pâques que nous célébrons aujourd'hui, est une lueur d'espoir et une source de grande joie, et d'espérance pour tous ceux qui ont mis leur espérance en Jésus-Christ.
En effet, de même que le vendredi saint fut un jour de grande désillusion et de grand désarroi pour les amis de Jésus, quand ils le voyaient mourir en croix, eux qui l'ont vu faire des choses impossibles humainement, comme ramener les morts à la vie, espéraient certainement jusqu'au bout, un retournement favorable de la situation, qui transformerait leur cauchemar en une tout autre réalité, plus heureuse. Seulement, l'heure de Dieu et sa façon de faire, ne seront jamais les nôtres. Cette impossible qu'ils attendaient et espéraient, ce retournement de situation favorable tant souhaité, devait se produire, non durant cette terrible journée du vendredi saint, mais au matin de Pâques.
Grande fut alors leur joie à l'annonce de cette Bonne Nouvelle : Jésus est bien vivant ; il n'est pas resté prisonnier du tombeau. Dieu par sa force et sa puissance, a retourné la situation. Et avec ce scénario, digne des films Hollywoodiens, Pâques devient, pour tous ceux qui croient au Christ, la fête où tous les espoirs sont permis. Car avec Dieu, tant qu'il n'a pas encore dit son dernier mot, tant qu'il n'a pas encore décidé de l'issue finale de notre vie, rien n'est fini, tant que ce n'est pas fini. Toutefois, pour être capable de faire l'expérience de ce type de retournement de situation, une seule condition est nécessaire au préalable : il faut devenir ou être le disciple bien-aimé de Jésus.
C'est lui en effet, qui a été capable de voir et de croire, grâce à l'amour qui l'animait pour son Maître, que ce dernier est vivant, là où les autres, comme Pierre, ne comprennaient pas encore, ou cherchaient encore à bien comprendre. Face au tombeau vide, l'Évangile nous dit que ce disciple entra : "il vit, et il crut"(Jn 20,8).
