Actes 8,5-8.14-17
Ps 65(66)
1Pierre 3,15-18
Jean 14,15-21
"D'un mal, Dieu peut tirer un grand bien"
Tel est l'un des enseignements de la parole de Dieu de ce jour. Cette maxime, si c'en est une, peut se vérifier avec l'activité missionnaire du diacre Philippe chez les Samaritains.
Ce dernier est l'un des sept hommes, institués diacres par les apôtres, pour organiser le service de table dans la 1ère communauté chrétienne de Jérusalem. Cet épisode nous a été relaté dans la 1ère lecture de dimanche dernier. Et comment se retrouve-t-il en Samarie? En effet, c'est suite à la mort d'Étienne, le 1er martyr de la foi au Christ ressuscité, qui était aussi parmi ces sept, qu'une grande persécution va commencer, visant particulièrement les chrétiens d'origine helléniste, dont Étienne était membre. Et c'est grâce à cette persécution, en quelque sorte, que la Bonne Nouvelle va sortir enfin de Jérusalem pour atteindre les autres villes de Judée et la Samarie, comme Jésus l'avait ordonné à ses disciples, le jour de son Ascension :"Vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie et jusqu'aux extrémités de la terre"(Ac 1,8). Jusque-là, les disciples n'avaient pas encore trouvé le moyen de mettre en œuvre cette dernière recommandation de leur Maître. C'est donc après cet événement dramatique que cela sera possible.
De cet état de choses, frères et sœurs, nous retenons que toutes les épreuves de la vie, comme par exemple une maladie, la perte d'un être cher, un divorce, la perte d'un emploi, une injustice subie, etc, ne doivent pas toujours être perçues comme des fatalités, provoquant au passage de graves dépressions, car elles peuvent parfois, devenir des écoles de vie, des lieux de croissance humaine et spirituelle, des occasions où nous nous posons des questions fondamentales qui peuvent donner un sens nouveau à notre vie.
Le secret alors serait de les accueillir dans la foi. C'est elle seule qui peut nous aider à ne pas sombrer totalement, et ainsi pouvoir accueillir la nouvelle grâce qui peut se cacher derrière telle ou telle épreuve. Ne dit-on pas souvent, quand le Sgr nous ferme une fenêtre dans notre vie, c'est parfois pour nous ouvrir une grande porte. Parce qu'avec lui, derrière un mal, il est capable de tirer un grand bien. Les exemples et les témoignages dans ce sens sont légions. Voilà pourquoi le chrétien confronté à une épreuve, ne doit pas poser la question du pourquoi ceci m'arrive, comme s'il demandait des comptes à Dieu ; et surtout que cette question ne donne accès à aucune réponse. Face à l'épreuve, il doit plutôt poser la question du comment. Dans le sens de Comment faire maintenant Sgr, quand ceci m'arrive? Une question ouvre un chemin de foi et d'accueil du message de grâce qui peut se cacher dans cette épreuve.