Au cœur de la liturgie de ce dimanche de rentrée, une vérité simple et pourtant exigeante nous est rappelée : nul ne croit seul, nul ne marche seul, nul ne se sauve seul. Dieu nous confie les uns aux autres. Il fait de chaque baptisé un veilleur, un frère responsable de ses frères, un membre vivant d’un corps où la vie de chacun rejaillit sur tous.
L’Évangile nous montre d’abord la patience du Christ envers la brebis égarée. Il ne se résigne jamais à la perte d’un seul. Il ne se lasse pas de chercher, d’appeler, de revenir encore et encore vers celui qui s’est éloigné. Et il confie cette mission à la communauté : aller trouver celui qui s’est trompé, non pour le juger, mais pour le relever. La communauté chrétienne n’est pas un tribunal, mais un lieu de pardon, de guérison et de salut. Elle porte en elle la douceur du Christ qui demande de pardonner « jusqu’à soixante-dix-sept fois sept fois », c’est‑à‑dire sans compter.



